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La ZFE du Grand Lyon : un effort louable mais insuffisant

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Samedi 5 mars – Dans quelques jours, la Métropole du Grand Lyon rendra son verdict sur l’évolution de la Zone à Faibles Emissions (ZFE). Pour la coalition La Rue Est A Nous Lyon (LREAN Lyon)[1], cet outil, imposé par la loi, représente un bon début dans la lutte contre la pollution mais reste largement imparfait.

Lire le plaidoyer complet

Pour Lolita Boucher, porte-parole Alternatiba ANV Rhône, « il faut être plus ambitieux dans la politique de transition des mobilités, et développer massivement les alternatives durables : les usagers suivront. Il est primordial de réduire drastiquement l’utilisation de la voiture sur le territoire. C’est ce qui permettra de vivre dans une métropole plus saine, plus respectueuse du climat et plus vivable pour toutes et tous ».

La ZFE est imparfaite d’abord parce qu’elle est fondée uniquement sur la vignette Crit’Air. Une vignette qui est attribuée en fonction de la seule année de fabrication sans considération du poids du véhicule. Or, plus un véhicule est lourd, plus il émet du CO2 et plus il contribue au réchauffement climatique.

Imparfaite également parce qu’elle risque de pénaliser les habitants les plus précaires. Ceux qui remboursent encore le crédit de leur vieille voiture, et qui ne sont, au contraire, pas nécessairement ceux qui font le plus de kilomètres.

Imparfaite enfin, parce qu’elle ne combat pas la prédominance de la voiture en ville. Aujourd’hui, 80 % de la voirie est accaparée par la voiture, alors que les modes doux, la marche, le vélo doivent se contenter des 20 % restants.

En Auvergne-Rhône-Alpes la pollution atmosphérique est responsable de près de 6000 morts prématurées par an. Lyon a connu 25 pics de pollution dans la seule année 2021. Contre cela, la ZFE seule est insuffisante. Tout d’abord, elle doit être accompagnée par le renforcement du réseau TCL, afin d’offrir des alternatives en transports en commun plus efficaces. Pour LREAN Lyon, aucun point de la Métropole ne doit être éloigné d’un autre de plus de 60 minutes en transport collectif.

Les modes actifs, marche et vélo, doivent également être développés, en créant des cheminements plus sûrs. Le futur réseau express des Voies lyonnaises est un signal fort dans ce sens. Mais la pratique du vélo doit aussi être encouragée dès le plus jeune âge, notamment dans les écoles. De plus, LREAN Lyon demande la création de zones piétonnes dans tous les quartiers de Lyon et dans toutes les communes de la Métropole.

L’objectif doit être de faire passer la part de l’automobile dans les déplacements métropolitains sous la barre des 30 % en 2030 (contre 41 % actuellement). Déjà aujourd’hui, d’autres villes européennes font bien mieux que cela, comme Amsterdam ou Copenhague où cette part ne dépasse pas 25 %.

De plus, LREAN Lyon demande qu’une majoration significative du tarif de stationnement soit mise en place pour les SUV, c’est-à-dire les véhicules les plus lourds, les plus émetteurs de gaz à effet de serre, les plus encombrants et les plus dangereux (conduire un SUV augmente de 224 % le risque de causer un accident mortel[2]). Cette mesure, qui commence à se répandre outre-rhin (par exemple à Tübingen), aura pour but d’endiguer l’envahissement de nos villes par ces engins inutilement surdimensionnés.

Enfin, la sortie du diesel en 2026 dans toute la Métropole est impérative. Elle doit être suivie par une interdiction de la voiture thermique dès 2030 à Lyon et Villeurbanne où les alternatives en transport en commun sont déjà nombreuses.

En revanche, tout cela ne sera possible qu’avec des mesures d’accompagnement fortes à l’attention des personnes les plus précaires. Ces aides ne doivent pas se résumer à des bons d’achat pour une nouvelle voiture. Elles doivent également inciter à la pratique du vélo, de l’auto-partage et des transports collectifs pour celles et ceux qui peuvent y recourir. Enfin, des dérogations doivent être proposées, à titre transitoire, aux habitants qui ne peuvent pas se passer de leur voiture, parce qu’ils travaillent en horaires décalés par exemple, ou bien à ceux qui ne roulent qu’occasionnellement.

“La sortie du diesel est nécessaire pour améliorer la qualité de l’air dans la métropole. Il est également indispensable de prévoir des aides pour accompagner les ménages, afin de ne laisser personne sur le bord de la route. La transition vers des mobilités alternatives peut et doit bénéficier à tout le monde”, estime Clément Drognat Landré, coordinateur LREAN Lyon.

En résumé, c’est à condition d’être complétée par toutes ces mesures que la ZFE deviendra un outil juste et cohérent afin de mettre fin à la prédominance de la voiture, apaiser nos villes et rendre l’air grand-lyonnais enfin respirable !

[1] La coalition La Rue Est A Nous Lyon regroupe Alternatiba ANV Rhône, Clean Cities Campaign, le Collectif contre la Pollution à l’école Michel Servet, Greenpeace et La Ville à Vélo – Lyon

[2] https://nationalpost.com/news/canada/larger-vehicles-may-make-canadians-feel-safe-on-the-road-but-heavier-cars-are-proven-to-cause-more-fatal-collisions

Contact presse
 Manon Bru – 06 63 29 94 96
 bru.manon@protonmail.com 

Crédit photo : Bastien Doudaine


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Marche climat Lyon

12 mars : LOOK UP – Marche pour le climat et la justice sociale

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Communiqué de presse des collectifs Lyon Climat et Plus Jamais ça ! Rhône, le 2 mars 2022 à Lyon.

Emmanuel Macron avait promis un “monde d’après”, dans lequel les leçons du passé auraient été tirées. Depuis cette déclaration, tout montre que nous avions raison de ne pas le croire : plus que jamais, la société est sous pression, les écosystèmes sont détruits, les services publics asphyxiés, la démocratie chancelante.

Le néolibéralisme englue le monde dans des logiques productivistes qui broient les individus, pillent le vivant et provoquent des conflits.

Avec l’élection présidentielle et les élections législatives , nous avons l’opportunité d’amorcer de profonds changements. Nous ne pouvons pas accepter qu’en cette période cruciale, le débat public soit accaparé par les discours sécuritaires, xénophobes et islamophobes, ou encore par le dogme de l’austérité économique. Nous exigeons que les problématiques sociales et environnementales reviennent au centre des débats présidentiels.

La France peut et doit offrir une vie digne à toutes et à tous, en favorisant l’accès à l’alimentation, au logement, à l’eau, aux énergies, à la santé, à l’éducation et à un service public de qualité.

Alors que les 10% des plus riches de la planète accaparent 75% des richesses et polluent autant que la moitié de l’Humanité, il est inconcevable de ne pas remettre en cause les inégalités et injustices profondes qui régissent nos sociétés. Pour faire face aux crises sociales et économiques à venir, il est temps de mettre les grandes fortunes à contribution.

Exigeons un autre débat public, afin que 2022 puisse initier la fin d’un monde. Retrouvons-nous et fédérons-nous autour d’exigences sociales et écologiques fortes pour infléchir le cours de la campagne électorale, au-delà des appartenances partisanes. Le 12 mars, soyons des dizaines de milliers dans la rue.

Levons les yeux ! #LookUp

RDV le 12 mars à 14h, place Jean Macé, pour le Climat, la Justice Sociale et la Paix.

Liste des collectifs organisateurs ou signataire :
Alternatiba ANV Rhône, ATTAC Rhône, CGT Union Départementale 69, CIE, Confédération Paysanne 69, Extinction Rebellion Lyon, France Nature Environnement Rhône, F.S.U 69, Greenpeace Lyon, Assemblée Générale des Gilets Jaunes de Lyon & Environs, I-Buycott Lyon, La Gonette, La Ville à Vélo, Lyon Climat, Notre Affaire à Tous – Lyon, Oxfam Lyon, Plein la vue, Plus Jamais Ça ! Rhône, Union Syndicale Solidaires Rhône, Youth for Climate Lyon, Zéro Déchet Lyon


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Action main rouge

Une main rouge géante en plein cœur de Lyon pour alerter sur l’inaction climatique des Etats et proposer un autre avenir 

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Communiqué de presse, le 28 Février 2022, à Lyon

Ce lundi, une vingtaine d’activistes ont investi la place des Terreaux à Lyon pour y peindre une main rouge géante, symbole de l’urgence à agir vraiment pour le climat. Alors que le nouveau rapport du GIEC publié ce jour [1] fait état d’impacts climatiques plus graves et plus rapides que jusque-là anticipé par les scientifiques, Alternatiba ANV Rhône soulignent l’importance des élections à venir et appellent à se rassembler derrière un projet d’écologie populaire, porté dans le « Plan A » [2]. 

Ce nouveau volet du 6e rapport du GIEC [1] liste avec précisions les impacts provoqués partout dans le monde par les dérèglements climatiques, sur la base de milliers d’articles scientifiques. Son constat est à la fois clair et cruel. Les impacts climatiques sont apparus plus tôt, sont plus répandus et ont des conséquences plus graves que ce que le GIEC avait prévu auparavant. 

“Le réchauffement global est en marche et frappe encore plus fort”

« Après des décennies de lâcheté de la part des décideurs, le réchauffement global est en marche et frappe encore plus fort que ce que les scientifiques pouvaient imaginer. En France, Emmanuel Macron s’est encore employé pendant cinq ans à mettre en échec les objectifs climatiques. Le tableau peint aujourd’hui est sombre, mais nous pouvons encore freiner cette machine infernale en engageant une réduction drastique et pérenne de nos émissions de gaz à effet de serre. Cela ne sera possible qu’à condition de changer radicalement de cap politique : c’est pourquoi les élections qui s’annoncent seront déterminantes », commente Lorette Philippot, porte-parole des Amis de la Terre France 

La France a en effet été condamnée par ses propres tribunaux pour non-respect de ses engagements climatiques. Tant que les Etats, notamment les plus développés, ne prendront pas des mesures radicales pour diminuer fortement les émissions de gaz à effet de serre, l’emballement climatique s’intensifiera. À la clé, des effets en cascade sur l’agriculture et les réseaux alimentaires, les ressources en eau, les vies humaines, les moyens de subsistance et les infrastructures. Et ce au détriment des pays les plus vulnérables, qui sont pourtant ceux qui ont le moins contribué aux émissions. 

Action main rouge
Le plan A parce qu’il n’y a pas de planète B.

Alternatiba ANV Rhône a donc décidé de réagir ce lundi à Lyon en peignant une immense main rouge sur la place des Terreaux. Associé à cette puissante image, le slogan « Climat : Le Plan A ». Ce message fait référence au projet d’écologie populaire porté par le mouvement climat, et remettant le climat et la justice sociale au centre des priorités électorales. Il permettra à ceux qui ne se retrouvent pas dans les politiques actuelles de manifester leur envie de changement, et d’adhérer à une vision ambitieuse de l’écologie. 

Emma Tosini, porte-parole nationale d’ANV-COP21, explique : « L’électrochoc de ce nouveau rapport scientifique devrait avoir des conséquences immédiates sur nos politiques. Nous sommes des millions à penser que les enjeux environnementaux et sociaux devraient être au cœur de la campagne électorale. Pourtant, nombre de candidats et candidates se complaisent dans le déni de la crise climatique tandis que de nombreux médias continuent d’invisibiliser les débats autour de l’écologie. Nous refusons de nous résigner et exigeons la mise en place de mesures concrètes pour garantir à chacun et chacune de vivre mieux dès aujourd’hui et pour construire un avenir juste et soutenable ».


[1] 2ème volet du rapport du Giec : https://report.ipcc.ch/ar6wg2/
[2] Le plan A porte quatre grandes mesures: rénovation thermique massive des bâtiments, sécurité sociale alimentaire, création de deux millions d’emplois verts et taxation accrue du capital. Plus d’infos ici : https://leplan-a.com/




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Affichage candidats dangereux climat

Présidentielle : Campagne d’affichage contre Candidats dangereux pour le climat !

Communiqué de presse, le 19 février 2022, à Lyon

Le collectif Alternatiba ANV Rhône a lancé ce samedi à Lyon une campagne d’affichage pour dénoncer les candidats à la présidentielle qui représentent une menace pour la lutte contre le dérèglement climatique. Une manière d’avertir visuellement les citoyens et citoyennes du danger et de les inviter à passer à l’action.

Candidate dangereuse pour le climat
Campagne d’affichage : Candidate dangereuse pour le climat
Crédit photo : Alternatiba ANV Rhône

L’urgence climatique n’est pas prise au sérieux par nombre de candidats à l’élection présidentielle, alors que les conséquences de l’inaction climatique sont déjà bien réelles. Pour alerter les électeurs sur ce constat accablant, ANV-COP21 et les Amis de la Terre ont débuté ce samedi une opération d’affichage d’envergure partout en France.

​​À Lyon, les militants et militantes ont collé un avertissement en forme de main rouge sur les affiches de campagne des candidats et candidates, accompagné du slogan « Urgence climatique, candidat(e) dangereux·se ». Concrètement, il s’agit de dénoncer les programmes qui ne tiennent pas ou peu compte des alertes scientifiques et donc qui ne proposent pas de mesures ambitieuses, réalistes et socialement justes pour faire face à l’urgence climatique. 

Candidats dangereux climat
Campagne d’affichage : Candidat·es dangereux·ses pour le climat

« Les candidates et candidats que nous avons ciblés nous emmènent droit dans le mur pour plusieurs raisons », commente Lolita Boucher, porte-parole d’Alternatiba ANV Rhône avant de reprendre : « leurs mesures ne permettent pas à la France de respecter ses objectifs de diminution de gaz à effets de serre à l’horizon 2030. Elles ne luttent pas non plus contre les inégalités, mais servent les plus riches et les grandes entreprises, laissant de côté les plus précaires. Enfin, ces candidats mettent en avant des solutions inefficaces et coûteuses face à l’urgence climatique, comme la captation de carbone, détournant les fonds nécessaires à la transition écologique ». 

Avec cet affichage qui se poursuivra pendant toute la campagne, ANV-COP21 et Les Amis de la Terre rappellent que les questions de climat et de justice sociale doivent être au centre du débat politique, parce qu’elles déterminent l’avenir du pays. « Une société qui respecte les limites de nos écosystèmes va de pair avec une société plus juste, plus égalitaire et plus digne », ajoute Lolita. 

Face aux candidates et candidats dangereux·ses pour le climat, les citoyen·ne·s ne sont pas démuni·e·s. Leur vote est crucial, tout comme leur participation aux mobilisations populaires des marches climatiques et sociales organisées partout en France et à Lyon le 12 mars prochain.

Ils peuvent aussi soutenir le Plan A ( https://leplan-a.com ), lancé par Alternatiba, les Amis de la Terre et ANV-COP 21, qui jette les bases d’une société plus juste et plus soutenable.

Contact presse :  Lolita BOUCHER ; lolita.boucher@lilo.org ; 07.67.07.30.28


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Marche climat Lyon

Marchons pour mettre climat et social au cœur des présidentielles

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Le 12 mars 2022, à Lyon et partout en France nous marchons pour mettre au cœur des débats présidentielles les sujets du climat et de la justice sociale.
Dans ce climat politique aveugle à l’urgence, où dirigeants et multinationales regardent ailleurs et sabotent nos espoirs d’avenir juste et soutenable ; les candidats à l’élection présidentielle font de même et n’abordent pas le sujet qui devrait pourtant être sur le devant de la scène.
L’objectif de cette marche ? Avoir de vraies propositions pour lutter contre le dérèglement climatique et pour la justice sociale.

Marche pour climat et social
Marche : Fin du monde, fin du mois, même combat !
Crédit photo : Lolita Boucher

Nous pouvons changer nos vies maintenant

Nous pouvons bâtir un avenir juste et soutenable pour toutes et tous.

Le système politique et financier actuel privilégiera toujours les intérêts privés par rapport à la sécurité du plus grand nombre (quand bien même cela pourrait conduire au désastre). L’échec de la COP26 à Glasgow fait bien écho à ce constat. Face à l’urgence, nous devons imposer un autre modèle de société.

Il n’y a que Le Plan A parce qu’il n’y a pas de planète B.

Oui, il y aura une planète B mais ce ne sera pas une planète qui permettra au monde du vivant de perdurer. Quand on parle du monde du vivant, on parle d’animaux, de plantes mais surtout de femmes, d’hommes et d’enfants.

Nous pouvons changer nos vies MAINTENANT.
Vivons dignement dès aujourd’hui !
Construisons un avenir juste et soutenable !
Faisons payer les responsables !


LE CLIMAT ET LA JUSTICE SOCIALE NE PEUVENT PAS ATTENDRE 5 ANS DE PLUS !

À un mois de l’élection présidentielle, nous pouvons encore agir.


Les marches auront lieu partout en France et à Lyon. Organisé par les collectifs Plus Jamais ça ! Rhône et Lyon Climat.
Rejoins-nous pour une marche dans une ambiance festive, engagée, familiale, apartisane et non-violente !

Deviens bénévole pour la marche


Toi aussi, tu veux agir et nous aider à organiser cette marche ? Tu peux remplir le formulaire ci-dessous : https://framaforms.org/marche-pour-le-climat-et-la-justice-sociale-lyon-12-mars-1643644819

Pour faire de ce rendez-vous un tournant dans la campagne présidentielle avec un maximum d’impact, nous avons besoin de ton aide ! Soutiens-nous par un don juste ici : https://www.helloasso.com/associations/alternatiba%20rhone/collectes/12-mars-marche-look-up-pour-la-justice-climatique-et-sociale

Suivre l’actualité de la marche de Lyon : https://www.facebook.com/events/823449255280000/
#MarcheLookUp

Lire le communiqué de presse : https://rhone.alternatiba.eu/2022/03/02/12-mars-look-up-marche-pour-le-climat-et-la-justice-sociale/


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PFUE : Emmanuel Macron souillé pour son bilan climatique à Lyon

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crédit photo : Marielle François

Lyon, 19 janvier 2022. Alors qu’Emmanuel Macron inaugure la présidence française de l’Union européenne, son portrait officiel décroché en mairie a été plongé dans du (faux) pétrole pour dénoncer son bilan climatique et social. Arguments à l’appui, les activistes d’Action Non-Violente COP21 pointent dans toute la France le sabotage climatique qu’aura été le quinquennat Macron, et appellent à se mobiliser.

Ce matin, le groupe ANV-COP21 de Lyon a dénoncé le bilan climatique et social d’Emmanuel Macron. Les activistes ont brandi tête en bas deux portraits présidentiels décrochés en mairie et les ont trempés dans du simili-pétrole.

« Ce quinquennat Macron est un quinquennat perdu pour le climat. Par cette action, nous ne dénonçons pas seulement l’inaction du gouvernement mais son sabotage climatique. Le président Macron est coupable d’avoir attisé l’embrasement climatique tout en tenant un discours faussement rassurant. Il a méprisé les alertes des scientifiques, de la jeunesse, de la justice, et ne tient pas ses promesses en matière de climat. » a déclaré Tatiana Guille, porte-parole d’Alternatiba ANV Rhône

Parmi les 12 personnes présentes, Marie Pochon et Emma Feyeux, porte-paroles de Notre Affaire à Tous ont également contribué à dresser le bilan climatique et social du quinquennat Macron :

“En voyant les forêts s’embraser, nos maisons inondées, de si nombreuses vies déplacées voire anéanties, les pandémies se propager et nos droits menacés, il est urgent de questionner le droit, et d’en construire de nouveaux.” déclare Marie Pochon, secrétaire générale de Notre Affaire A Tous.

Les portraits, dégoulinants de faux pétrole, ont ensuite été accrochés autour de la place.

Montrer le vrai visage d’Emmanuel Macron à l’Europe

Le lieu de l’action, la place de l’Europe dans le 3ème arrondissement de Lyon, n’a pas été choisi au hasard. En effet, Emmanuel Macron inaugure aujourd’hui à Strasbourg la présidence française de l’Union européenne (PFUE), alors qu’il aborde les derniers mois de son mandat à l’Élysée.

Des actions similaires ont été menées le même jour dans une douzaine de villes de l’Hexagone, notamment à Strasbourg au niveau du Parlement européen où Emmanuel Macron venait faire un discours.

« Emmanuel Macron va encore tenter d’embellir son image auprès de la communauté internationale et en particulier de l’Europe. Aujourd’hui, nous montrons son vrai visage. Sur cette place de l’Europe, nous rejetons ses modèles du passé et sa vision périmée du monde. Sur cette place de l’Europe, nous dénonçons son sabotage climatique, et appelons à la mobilisation citoyenne pour un changement de cap et un avenir vivable ! » conclue Charles de Lacombe, décrocheur de portrait lyonnais. 

Pour rappel, plus de 150 portraits du président Macron ont été décrochés dans les mairies de tout l’Hexagone pour dénoncer la politique climatique et sociale du gouvernement. Ces actions ont mené 84 activistes, dont 3 lyonnaises et lyonnais, dans les tribunaux, certains procès sont encore en cours.

Plus d’informations sur https://decrochons-macron.fr/ 


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Nos corps, nos voix, un nouveau donateur, une nouvelle donatrice = toi !

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En cette fin d’année 2021, nous souhaitions te parler de notre collectif, des luttes que nous menons et te remercier toi, toi qui fais partie de cette grande aventure ou qui envisages de nous soutenir !

Alternatiba ANV Rhône est un mouvement citoyen pour la justice climatique et sociale qui se mobilise depuis 2014 sur le territoire lyonnais en alliant alternatives concrètes et actions de résistance.

Le collectif a fêté ses 7 ans en octobre 2021 ainsi que les 5 ans de l’AlternatiBar Maison des Alternatives de Lyon, véritable base de mobilisation et de formation pour le mouvement Climat. Il regroupe 100 actifs et actives, plus de 500 bénévoles et près de 10000 sympathisant·es !

Le mouvement prend de l’ampleur : chaque année nous sommes toujours plus à nous mobiliser au sein d’Alternatiba ANV Rhône, pour plus de justice sociale et climatique, à travers de nombreux événements, campagnes et actions. De par la création d’alliances fortes avec d’autres mouvements, de notre capacité d’organisation et de mobilisation ou de la pertinence de nos combats, le collectif est aujourd’hui reconnu comme un acteur fort sur le territoire Rhône.
 
Notre mouvement s’autofinance de manière 100% indépendante, tout cela grâce à vous ! Nous avons obtenu un important soutien financier cette année, et la campagne de collecte représente une part non négligeable de notre budget.

Pour continuer la lutte et subvenir aux coûts indispensables qu’elle nécessite, nous avons besoin de votre aide.

NOS CORPS, NOS VOIX |Soutiens Alternatiba ANV Rhône

Cette année encore, des milliers de personnes à travers le monde ont été confrontées aux impacts du dérèglement climatique, victimes des feux de forêts, des inondations ou encore des pandémies. Les milieux naturels et les autres espèces continuent à être toujours touchés par ces phénomènes.

Et nous sommes toujours bercés de fausses promesses, de discours verdissants, et d’actes à l’opposé : c’est du sabotage ! Face à ce déni de la part des politiques, Alternatiba ANV Rhône continue et continuera à s’engager de manière solidaire et déterminée pour une justice climatique et sociale.

Cette année encore, nous avons entendu de belles paroles, sans jamais obtenir de mesures à la hauteur des enjeux !

Interdiction du glyphosate en 2021 reportée en 2023, Loi Climat détricotée dans son intégralité et adoptée telle quelle, réduction de la part de l’énergie nucléaire reportée en 2035 au lieu de 2025, greenwashing durant la COP26, maintien du statu quo en faveur de l’agro-industrie lors des négociations de la PAC…

Mobilisation citoyenne

Des collectifs de citoyens/citoyennes engagé.es se mobilisent partout en France pour faire entendre leur voix et faire bouger les choses. Et des victoires sont régulièrement remportées !

Alternatiba ANV Rhône, implanté dans le quartier de la Croix rousse, regroupe des centaines de personnes qui se mobilisent et luttent pour un monde plus juste, et plus soutenable.

Les victoires obtenues sont de vrais tremplins pour faire monter le rapport de force, et obtenir des avancées tant à l’échelle locale qu’au niveau global. Par exemple l’entrepôt logistique dans l’Ouest Lyonnais a été abandonné suite à la mobilisation des habitant-es et paysan-nes, l’entrepôt Amazon à Lyon n’a pas abouti grâce à l’engagement des militants/militantes, ou encore les décrocheurs de portraits ont été relaxés au nom de la liberté d’expression. Organiser les luttes demande des temps de rencontres et de formation, des temps de démonstrations de force, de la confrontation par des actions directes non-violentes.


Blocage Amazon Lyon – Novembre 2019 – Photo Marielle François

NOS ACTIONS, NOS ÉVÈNEMENTS, NOS VICTOIRES 

Alternatiba  ANV Rhône a pris part à de nombreuses campagnes nationales du réseau Alternatiba ANV-COP21 Amis de la Terre, telles que la campagne des Faucheurs de Chaises, celle des Décrocheur·euses de portraits  d’Emmanuel  Macron, la mobilisation anti-pub à l’occasion de la journée mondiale contre la publicité, ainsi que la revendication d’une Zone à  Faibles Emissions (ZFE) juste socialement sur l’ensemble de la Métropole de Lyon avec  d’autres organisations, et la mobilisation sur l’impact du trafic aérien sur le climat.

Plusieurs militant·es lyonnais·es ont été ou sont en procès depuis 2019 sur chacune des campagnes de notre collectif local. Cela a été le cas pour Charles, militant du collectif, qui participait le 24 mai 2019 à une action de  désobéissance civile non-violente de décrochage de portrait  présidentiel.

Cette action s’inscrivait dans le cadre de la campagne  #DécrochonsMacron, pour laquelle plus de 150 portraits présidentiels ont  été décrochés sur le territoire national. Elle visait en effet, à dénoncer l’irresponsabilité et l’inaction climatique et sociale d’Emmanuel Macron et de son gouvernement. Son procès s’inscrivait parmi  les 49 procès sur tout le territoire français pour décrochage  présidentiel, notamment après celui de Fanny et Pierre condamné.e.s à 250€ d’amende ferme suite à l’appel du 19 décembre 2019.

CAMPAGNES ET ACTIONS MENÉES PAR LE COLLECTIF

Le collectif mène diverses campagnes dont La Rue est A Nous, Luttes sociales, et également Ecologie Populaire, Surproduction, Migration-Climat et Antipub.
La Coalition La Rue est A Nous est menée par le collectif dans le Rhône, et vise à obtenir une meilleure qualité de l’air et une Zone à Faible Émission (ZFE), tout en sensibilisant sur les impacts de la pollution de l’air sur la santé.

Marches climat

Alternatiba  ANV Rhône a été l’un des principaux organisateurs des Marches pour le climat à compter de 2018, des mobilisations historiques, réunissant  dans  les rues de Lyon jusqu’à 10000 personnes en mars 2021.

Le 28  mars 2021 a eu lieu, avec d’autres organisations telles que Greenpeace Lyon, France Nature Environnement, I-Buycott Lyon ou encore  la Convention Citoyenne Pour le Climat en Auvergne-Rhône-Alpes, la  marche pour une vraie Loi Climat.


 Le projet de loi “Climat et Résilience” déposé par le  gouvernement était loin d’être à la hauteur  de l’urgence écologique.  Pourtant, c’était le dernier texte législatif du  quinquennat consacré à  l’environnement. A la veille de son examen à l’Assemblée  Nationale, des membres de la  Convention Citoyenne pour le Climat et environ 300 organisations  appelaient à des regroupements partout en France afin d’exiger une loi  ambitieuse, adaptée aux enjeux, et défendre les  mesures proposées  par les 150 membres de la Convention citoyenne pour le  Climat.


 Les débats à l’Assemblée Nationale sur la loi Climat et  Résilience ont été finalisés, et les annonces et promesses n’ont pas été tenues. Il était déjà  acquis que cette version serait insuffisante pour que la France puisse atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de  serre. Les lobbies sont parvenus finalement à leur fin en sabotant le texte, rendant le projet de loi définitif totalement insuffisant.


Marche pour une vraie Loi Climat – Mars 2021 – Photo Michael Augustin

En  réponse à cet échec climatique et social, 20 organisations ont défilé  le 9 mai pour dénoncer de nouveau le manque d’ambition de la loi «  Climat et  résilience » et construire, ensemble, un avenir juste et  soutenable. 6200 personnes étaient présentes à cette occasion afin  d’obtenir un « Après » solidaire, écologique, démocratique, et pour exiger une réponse ambitieuse à l’urgence climatique et sociale  face à un gouvernement qui n’écoute pas la volonté démocratique. Malgré  le maintien du statu quo de l’Etat, la mobilisation ne s’arrête bien évidemment pas là. La population doit continuer à se mobiliser et à se rassembler auprès des collectifs, associations pour exiger un changement  de système avec une vraie justice climatique et sociale.

Camps climat


Camp Climat à Ranchal dans le Beaujolais – Août 2021 – Photo Louis Rouquette

Organisés avec Les Amis de la Terre France et ANV Action non-violente COP21 en 2021, pour  leur 5ème édition, les camps climats ont eu de nouveau lieu en 2021. Il  s’agit de temps de formation pour accélérer la mobilisation face à l’urgence climatique et sociale. Cela permet aussi au mouvement climat de croître toujours plus et de s’organiser dans les territoires, rassemblant  généralement des groupes locaux.

Vélorution


Vélorution – Septembre 2021 – Photo Louis Rouquette

Dans  le cadre d’une journée de mobilisation nationale, Alternatiba, Action Non-Violente COP21 et le Réseau Action Climat ont organisé une vélorution, évènement festif et convivial durant lequel les citoyen·nes se sont mobilisé·es pour revendiquer un changement dans les politiques  locales de transport.  En effet, le secteur des transports est le premier secteur émetteur de GES en France à hauteur de 31%. A Lyon, ce sont plus de 200 citoyen·nes qui se sont impliqué·es pour demander de repenser nos transports et l’usage que nous en avons.

Découvrez l’Alternatibar-Maison des Alternatives de Lyon !

La  Base Climat de Lyon, l’AlternatiBar – Maison des Alternatives située  dans les pentes de la Croix-Rousse, haut lieu historique de la révolte des Canuts et de la Résistance, permet un croisement, une mise en lumière et une pratique de nombreuses alternatives concrètes : des permanences Énercoop, au recours à des produits en circuit court grâce à une AMAP, à l’usage et à la promotion de la monnaie  locale La Gonette, en passant par la multiplicité d’acteurs de la  transition qui s’y croisent depuis 2016, jusqu’à sa programmation  culturelle foisonnante. Projections de films, moments de convivialité,  lieu de débats, de formation, de construction des mobilisations, l’AlternatiBar est aujourd’hui une base essentielle du mouvement Climat-Justice sociale à Lyon. 

Le  collectif compte aujourd’hui plus de 100 actifs et actives, plus de 500  bénévoles et 10 000 sympathisant·es.

Un immense MERCI à toutes celles et  tous ceux qui ont permis de bâtir la dynamique jusque là.

Ces 7 ans et ces 5 ans d’aventure incroyable, c’est grâce à vous ! Nous n’avons  jamais été aussi nombreux·euses et mobilisé·es.


Apérotiba anniversaire – Octobre 2021 – Photo Louis Rouquette

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Quelle que soit la somme, tout don sera le bienvenu et nous permettra de renforcer nos actions et de poursuivre nos luttes.

Ton don est défiscalisé à  hauteur de 66% par l’Etat. Un don de 25€ te reviendra désormais à 8,50€ !

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*Formulaire de dons HelloAsso sécurisé


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COP26 : Stop au sabotage climatique !

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Crédit photo: Marc Bragagnolo

Le collectif citoyen Alternatiba ANV Rhône a mené une action de désobéissance civile à Lyon cette nuit, un mois après la COP26 de Glasgow, pour dénoncer son échec et la priorité donnée par le gouvernement d’Emmanuel Macron aux entreprises climaticides.

Plus de 40 militant.es ont apposé des mains rouges, symbole de résistance et de non-violence, sur les devantures de banques, stations services, casiers Amazon et permanences LREM… Par cette action, les activistes dénoncent la protection des gros pollueurs par le gouvernement Macron et les interpellent ainsi : “Saboteurs du climat : Comment osez-vous?”.  Ces mains rouges se retrouvent également dans l’espace public pour rassembler les citoyen.nes, qui subissent déjà les conséquences de cette politique de greenwashing, mais restent déterminé.es à obtenir des actions concrètes pour répondre à l’urgence climatique.

Des engagements insuffisants et non contraignants

Il y a six ans, 191 pays, dont la France, s’engageaient à contenir une hausse des températures globales en dessous de 1,5°C par rapport aux niveaux pré-industriels, lors des accords de Paris.
Depuis, le manque d’ambition de ces accords a été maintes fois dénoncé. Tout d’abord, car les engagements pris ne suffisent pas à rester en dessous de 1,5°C de réchauffement climatique et d’autre part, car les Etats ne sont pas contraints à respecter ces engagements. La preuve en est, le sixième rapport du GIEC annonce une augmentation à +2,7°C en l’état actuel des choses.

Durant ces six dernières années, les mobilisations citoyennes se sont pourtant multipliées pour réclamer des actions concrètes : les marches climat, les grèves pour le climat, les actions de désobéissance civile… La France a même été condamnée deux fois pour inaction climatique.

Pourtant, six ans après, la COP26 donne une impression de déjà vu : des accords insuffisants et sans contrainte. Marie Cohuet, porte-parole d’Action Non-Violente COP21, résume : “Le président Macron figure parmi les pyromanes du climat, et non parmi les pompiers. Sa politique climatique est désavouée par les scientifiques, par les jeunes, et même condamnée par la justice française. En tant que pays riche et qui plus est hôte de la COP21, la France devrait être exemplaire, mais elle ne respecte même pas ses propres engagements dans le cadre de l’Accord de Paris.”

En réponse au sabotage climatique…

“Nous accumulons les rapports et les données sur les causes et conséquences du dérèglement climatique. Ça suffit ! Aujourd’hui, s’entêter à garder le même modèle sociétal et économique ne relève plus du manque d’informations : c’est du sabotage climatique.” affirme Caroline Millet, porte-parole Alternatiba ANV Rhône

En effet, la présence de 503 lobbyistes accrédités et le détricotage systématique des textes lors du sommet de la COP26 posent de sérieuses questions sur le bien fondé des engagements pris. La France, par exemple, qui s’est engagée à ne plus délivrer de nouvelles licences d’exploration et d’exploitation de pétrole et de gaz a annoncé le jour même qu’aucun projet ne sera abandonné dans l’immédiat « parce qu’il n’y en a pas sans captage et stockage de CO₂ ». Un engagement qui ne change donc rien, encore une fois un bel exemple de greenwashing.

… l’émergence d’une contrainte citoyenne.

Par cette action, Alternatiba ANV Rhône veut montrer que la société civile reste déterminée face à l’urgence climatique et ne se résigne pas à accepter un monde à +2,7°C. L’avenir des générations futures se joue aujourd’hui, et il n’est pas question de le sacrifier au profit des gros pollueurs.

Nous ne nous laisserons pas endormir par deux semaines de belles promesses et grands sourires. Puisqu’il le faut, nous serons la contrainte dont la COP26 a besoin!” s’exclame Caroline Millet, porte parole Alternatiba ANV Rhône

Par cette action, le collectif veut aussi montrer l’ampleur de la mobilisation citoyenne et rassurer celles et ceux qui se sentent démuni.es face à ce sabotage climatique. La résistance climatique est là et continuera à se battre pour opérer les changements structurels nécessaires à la lutte contre le dérèglement climatique.


Contact presse : Caroline Millet 06 89 03 20 53


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Coalition La Rue Est A Nous – Lyon

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Pour un air moins pollué et une ville plus apaisée, Greenpeace Lyon, La ville à vélo, Clean Cities Campaign, le Collectif contre la pollution – Ecole Michel Servet et Alternatiba ANV Rhône unissent leurs forces et leurs voix pour former la coalition La Rue Est A Nous-Lyon.

Pourquoi se mobiliser ?

Il est aujourd’hui démontré que la pollution de l’air est un enjeu sanitaire majeur. En effet, Santé publique France rappelle que 40 000 décès par an sont dus aux expositions aux particules fines. Rien qu’à Lyon, 497 décès par an pourraient être évités si les taux de particules fines respectaient les nouveaux critères de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). D’après un sondage réalisé par YouGov, les Lyonnais·es sont conscients·es de cette problématique et veulent voir la mise en place de mesures, notamment pour protéger les enfants qui sont particulièrement sensibles aux polluants de l’air qui peuvent entraîner chez eux des pathologies irréversibles comme l’asthme.

De plus cet enjeu sanitaire est doublé d’un enjeu social, puisque les enfants en situation de pauvreté sont plus vulnérables à la pollution de l’air car elle se combine à d’autres expositions environnementales néfastes (pollution intérieure, bruit…).  Pour toutes ces raisons, les organisations précédemment citées ont décidé de se mobiliser contre la pollution de l’air sous le nom de La Rue Est A Nous-Lyon en écho à la coalition Parisienne du même nom.

Les axes de revendications

Augmentation de l’espace réservé à la mobilité active et partagée pour repenser notre système de déplacements

Afin de lutter contre la pollution de l’air dans le Grand Lyon, la mobilité active et les déplacements en transport public doivent répondre aux exigences des citoyens·nes en terme de praticité, de temps de trajet et d’accessibilité afin de devenir la norme. Il est donc nécessaire de les développer et de leur donner plus de place.

Protection des écoles en priorité

Cette redistribution de l’espace public doit se faire en priorité devant les établissements scolaires en multipliant les rues scolaires, en particulier dans les zones les plus exposées à la pollution de l’air. La piétonisation des rues doit être accélérée et accompagnée d’une végétalisation avec, entre autres, la plantation de grands arbres. Les dispositifs de piétonisation des rues doivent permettre la mobilité de tous·tes, sans discrimination.

Interdiction des véhicules thermiques en ville d’ici 2030

Pour lutter en particulier contre le dioxyde d’azote (NO2), le trafic routier responsable de 63% de ces émissions, doit être fortement réduit en ville afin d’augmenter l’espace réservé à la mobilité active, aux transports en commun et aux véhicules motorisés essentiels qui devront être, à terme, zéro-émission. D’autre part, même zéro-émission les véhicules doivent être les plus légers possibles et ce afin de limiter non seulement la pollution due au freinage mais également à leur fabrication et leur consommation énergétique.

Abaisser les seuils limites de pollution de l’air et prendre en compte les particules ultrafines

Lyon, comme d’autres villes françaises, souffre de la pollution de l’air. Afin de lutter efficacement contre ce fléau, il est essentiel de viser les limites de l’OMS. Il est également essentiel que les particules ultrafines fassent l’objet d’une norme antipollution.


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COP 26 : Gouvernement, écoutez, agissez !

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Communiqué de presse, le 6 novembre 2021 à Lyon

Le collectif citoyen Alternatiba ANV Rhône a mené une action de désobéissance civile à Lyon ce jour, date d’appel à une mobilisation internationale autour de la Cop26, qui se déroule du 31 octobre au 12 novembre 2021 à Glasgow.

Des militantes et militants ont organisé une action devant le Palais de justice afin de dénoncer l’inaction du gouvernement face à l’urgence climatique.

Des engagements qui ne suffisent pas.

Six ans après les Accords de Paris, la COP 26 va réunir plus de 30 000 personnes à Glasgow en Ecosse. Parmi elles, 120 chef·fes d’Etat seront présent·es et Emmanuel Macron sera bien évidemment de la partie.

Cette grande messe climatique va faire le bilan de près de 30 années de discussions autour des COP qui ont abouti aux Accords de Paris en 2015. Des accords qui sont déjà insuffisants puisqu’ils ne contraignent pas les Etats signataires à agir.

Un engagement qui fut tout de même signé par 191 pays pour contenir le réchauffement climatique à +1,5°C.

Un engagement pris par les Etats signataires en 2015 qui n’a pas été tenu, puisque 6 ans plus tard c’est une trajectoire de +2,7°C que nous prenons. Un dérèglement climatique jugé « catastrophique » par les chercheuses et chercheurs du GIEC.

COP 21 : des engagements qui ne suffisent à la suite des accords de Paris

Les conséquences de l’inaction de nos décideurs.

Tel un symbole le G20 s’est clôturé la veille du lancement de la COP 26. Un symbole plus qu’important puisque la responsabilité de ces pays dans le dérèglement climatique est majeure.

Les pays de G20 représentent 80% des émissions de gaz àeffet de serre mondiales et nous payons déjà les conséquences de leur inaction.

En effet, les trois dernières années ont prouvé l’urgence climatique qui attend l’humanité :

  • Incendies monstres en Grèce, en Californie, en Australie…
  • Inondations en Allemagne, en Belgique et dans le Nord de la France.
  • Famine à Madagascar
  • Dôme de chaleur, sécheresse, ouragans et tempêtes …

Selon le plus récent rapport de l’Organisation météorologique mondiale, le nombre de catastrophes naturelles a été multiplié par cinq au cours des 50 dernières années, et ces catastrophes ne cessent de battre des records d’intensité. 

A tout cela s’ajoute le rapport du GIEC qui est explicite : le réchauffement climatique est dû aux activités humaines !

Ce n’est pas en jetant des pièces dans la fontaine de Trevi à la sortie du G20 afin de se tenir chance que les engagements de nos décideurs et décideuses se transformeront en actions.

Une opportunité gâchée.

Face à ces constats et au consensus scientifique l’Etat lui n’a pas changé de trajectoire.
Six ans après les Accords de Paris c’est toujours le même modèle d’économie et de société que notre gouvernement défend.

La sortie de la crise sanitaire présageait une belle opportunité dans l’écriture d’un autre « monde d’après », plus résilient et plus juste sur le plan climatique et social.

Malheureusement non, les plans de relance économique sont en total décalage avec les accords de la COP 21.

Une opportunité et une chance d’engager une vraie transition balayée d’un revers de la main par Emmanuel Macron et ses allié·es.

Crédit photo : Michael Augustin

La COP26, réécrire les engagements et les transformer en actions !

Nous nous réunissons devant cette instance judiciaire pour rappeler au gouvernement qu’il a été reconnu « coupable d’inaction climatique » le 3 février 2021.

En effet, l’Etat a été condamné récemment par la justice pour réparer son préjudice écologique et aura jusqu’au 31 décembre 2022 pour mettre en place toutes les mesures nécessaires.

Cette condamnation met en relief la responsabilité de notre gouvernement dans cette inaction.

Nous nous tenons ici pour rappeler à l’Etat que la COP 26 n’est pas un simple colloque politique et scientifique où les décideurs peuvent nous régaler de leurs belles paroles.

Nous voulons des engagements, pas des promesses et nous exigeons qu’iels écoutent le constat de ces six dernières années et qu’iels agissent.

En colère et déterminé·es, nous ne manquons pas de rappeler au gouvernement sa responsabilité.

Alors oui ! Ecoutez et agissez !

Contact presse : Caroline MILLET – 06.89.03.20.53.