Category Archives: Communiqué

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Dans les gradins d'un stade, au milieu de la foule, plusieurs banderoles jaunes forment le message "Arkema : sponsor toxique"

Non au sponsoring des pollueurs !

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Ce dimanche soir, 30 activistes d’Alternatiba ANV Rhône, Extinction Rebellion Lyon et Greenpeace Lyon se sont invités au stade de l’Olympique Lyonnais, pour le choc du championnat de football féminin OL–PSG, en déployant une banderole « Arkema : sponsor toxique » dans les tribunes. L’objectif étant de dénoncer ce sponsoring sportif qui permet à Arkema de se donner une image d’entreprise sympathique et généreuse.

Dans les gradins d'un stade, au milieu de la foule, plusieurs banderoles jaunes forment le message "Arkema : sponsor toxique"
Le message “Arkema : sponsor toxique” déployé dans les tribunes du stade. © Louis Rouquette, Black and White Production

Principal sponsor de la Division 1 et de l’équipe de France de football féminin, Arkema est un groupe spécialisé dans la production de composants chimiques. Certains sont aujourd’hui au cœur d’un vaste scandale écologique et sanitaire. Les trois organisations dénoncent le sports-washing qui permet à l’entreprise de détourner l’attention du public alors même qu’elle rejette autour de son site de Pierre-Bénite (Rhône) des produits toxiques (les PFAS, une famille de perfluorés) qui ont contaminé l’eau et les sols des communes alentours.

Sur la question des PFAS, avec les riverains, nous demandons que soit appliqué le principe pollueur-payeur. Arkema doit arrêter ses pollutions et passer à la caisse pour indemniser les victimes !

Caroline, militante Alternatiba ANV Rhône

Particulièrement résistants, ces produits persistent des centaines d’années dans les organismes et les milieux contaminés, on les appelle « polluants éternels ». Ils ont été retrouvés à des taux très élevés dans l’eau, les sols ou les œufs de poules, mais aussi dans le sang ou le lait maternel d’une partie des riverain.es qui vivent dans les communes du sud de l’agglomération lyonnaise. La toxicité de ces produits a récemment été reconnue par le Centre international de la recherche contre le Cancer (CIRC), le 30 novembre dernier. Au-delà de leurs effets cancérigènes, ces polluants augmentent les risques de troubles de la thyroïde, d’obésité, de diabète ou encore de cholestérol.

Aujourd’hui, ni la Fédération française de football ni les clubs ne peuvent ignorer l’ampleur du scandale, largement documenté et relayé dans les médias. Contactée à ce sujet par le journal So Foot, la FFF a pourtant préféré faire la sourde oreille.

La Fédération Française de Football fait de la pub d’un pollueur qui met en danger notre santé, elle ne peut pas rester silencieuse face à ce scandale sanitaire et écologique. C’est en total contradiction avec les valeurs du sport !

Nathalie, militante du Groupe Local Greenpeace Lyon

Le foot et le sport sont-ils réellement compatibles avec des entreprises comme Arkema, qui portent atteinte à la planète et à la santé des habitants ? Peuvent-ils continuer à leur servir de porte-étendard sous prétexte de sponsoring ?

« Le football féminin mérite mieux. Arkema salit l’image du football féminin. »

Une militante d’Extinction Rebellion Lyon

Engagées pour la défense de l’environnement et la santé de toutes et tous, nos trois organisations demandent donc à la FFF et aux clubs de la D1 de foot féminin de prendre leurs responsabilités et de dénoncer leur partenariat avec Arkema.

Signataires :
Greenpeace Lyon – Alternatiba ANV Rhône – Extinction Rebellion Lyon


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Contre le contrat d’engagement républicain, Alternatiba Rhône attaque la préfecture en justice

La préfecture du Rhône s’est frontalement opposée à une subvention pour l’association Alternatiba Rhône, étant en désaccord avec ses modes d’action. Face à cette intervention éminemment politique, l’association ne se laissera pas faire et saisit la justice.

Action de désobéissance civile pour dénoncer la pollution aux PFAS de l’usine Arkema de Pierre-Bénite, le 4 décembre 2023. Crédits photographie : Louis Rouquette

Lors de la commission d’attribution du Fonds pour le développement de la vie associative (FDVA), la préfète est intervenue pour s’opposer à une subvention pré-attribuée à Alternatiba Rhône, en invoquant la désobéissance civile et le non-respect du contrat d’engagement républicain. Après un recours gracieux sans réponse pour connaître les motivations de la préfecture, Alternatiba Rhône va porter ce refus de subvention en justice devant le tribunal administratif.

En février 2023, l’association Alternatiba Rhône a déposé deux demandes de subvention auprès du FDVA pour effectuer des travaux dans son local, l’AlternatiBar, et former ses bénévoles à la bonne utilisation des nouveaux équipements du local. L’objectif était d’être en capacité de préparer des repas solidaires pour les étudiant·es précaires ainsi que de pouvoir mettre à disposition le local à des associations alliées pour la préparation de maraudes alimentaires. La commission s’est réunie en mai, et en août Alternatiba Rhône a été informée du refus de la subvention, sans plus de détails, malgré plusieurs demandes de clarification. Mais si les motivations de la préfecture n’ont pas été officiellement communiquées, ce sont bien la désobéissance civile et le non-respect du contrat d’engagement républicain qui ont été invoqués en commission par la préfète pour justifier le refus. En effet, Alternatiba Rhône a depuis initié différentes prises de contact qui lui ont permis de confirmer le rôle qu’a joué la préfecture. Un recours gracieux a donc été entrepris afin que ce refus soit officiellement motivé ; la préfecture n’a pas daigné répondre, ce qui contraint à présent Alternatiba Rhône à saisir le tribunal administratif.

Le contrat d’engagement républicain, une menace pour la démocratie

Pour Alex Montvernay, porte-parole d’Alternatiba Rhône, « la préfecture du Rhône s’oppose à une subvention pour rénover l’AlternatiBar sans motivation officielle, mais en invoquant la désobéissance civile et le contrat d’engagement républicain lors de la commission d’attribution. Nous ne nous laisserons pas intimider par la pente autoritaire du pouvoir en place, au contraire, il est de notre devoir de résister, c’est pourquoi nous saisissons le tribunal administratif, et nous nous battrons pour l’abrogation du Contrat d’Engagement Républicain ».

Initialement destiné à lutter contre le séparatisme religieux et le terrorisme, le contrat d’engagement républicain a été immédiatement dénoncé par de nombreuses associations comme un instrument de répression politique. Confirmant leurs craintes, il est depuis invoqué officiellement ou officieusement par le pouvoir pour s’attaquer aux associations des quartiers populaires et pour faire pression sur les associations écologistes. Le préfet de la Vienne a ainsi récemment tenté de s’opposer à l’attribution d’une subvention à Alternatiba Poitiers pour des motifs similaires, mais dans un jugement du 30 novembre 2023, le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les demandes du préfet de la Vienne.

La désobéissance civile comme dernier recours

« La désobéissance civile a fait ses preuves par le passé en permettant de nombreuses avancées sociales et démocratiques. Droit de grève, droit de vote des femmes, droits civiques aux États-Unis, etc ; les exemples historiques ne manquent pas. L’urgence climatique a des effets de plus en plus graves chaque jour, face à l’inaction de nos responsables politiques en dépit des conséquences dramatiques et des multiples alertes des scientifiques, il est alors tout à fait légitime d’avoir recours à la désobéissance civile lorsque tous les autres moyens légaux ont été épuisés » poursuit Alex Montvernay. 

Créée en 2014, Alternatiba Rhône est une association de mobilisation citoyenne, qui lutte pour la justice sociale et climatique. Mobilisée sur diverses campagnes, comme la lutte contre la pollution de l’air, contre les PFAS (Arkema) ou encore contre la publicité, Alternatiba Rhône use de différentes tactiques comme les pétitions, les manifestations, le plaidoyer auprès des élu-e-s, l’organisation d’évènements culturels, festifs et d’information, mais également de la désobéissance civile. Cela a permis à l’association d’obtenir ou de contribuer à obtenir différentes victoires comme l’abandon de l’A45, l’interdiction des écrans numériques publicitaires dans la métropole de Lyon ou encore l’abandon du projet de l’Anneau des sciences. Alternatiba Rhône vise également à mettre en lumière et promouvoir les alternatives concrètes qui permettent de construire des sociétés soutenables. Sa base, l’AlternatiBar – Maison des Alternatives, sert de lieu de formation, de débat et de construction des mobilisations.

Alternatiba Rhône ne se laissera pas faire et mènera jusqu’au bout cette bataille pour les libertés publiques.

Contact presse : Alex Montvernay 06 86 25 96 59

Pour nous permettre de continuer à lutter, et nous soutenir notamment dans nos batailles juridiques, vous pouvez faire un don.


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[Communiqué de presse] Pour un règlement de publicité à la hauteur des enjeux écologiques et pour une ville plus désirable : Des arbres pas des pubs ! 

À quelques jours de l’approbation finale du Règlement Local de Publicité de la Métropole de Lyon, plusieurs associations ont réalisé un happening au pied du siège de la Métropole de Lyon afin d’interpeller sur l’importance de ce vote prochain. Les militants appellent les élus de la Métropole de Lyon à ne pas céder aux injonctions des lobbies de l’affichage publicitaires et à ne pas revenir sur les bonnes mesures du règlement, parmi les plus ambitieuses sur le plan national, qu’elles considèrent comme essentielles pour le territoire. Ils demandent également que des améliorations soient apportées au document.

Ce mercredi 21 juin, au matin, des activistes des associations Alternatiba-ANV Rhône, Greenpeace, Collectif Plein La Vue, Résistance à l’Agression Publicitaire, Amis de la Terre, Mouvement pour une Alternative Non Violente et France Nature Environnement ont donné vie à leur slogan “Des arbres pas des pubs” en recouvrant un panneau publicitaire de 8 m² au pied du siège de la Métropole de Lyon par une œuvre représentant un arbre. Ce recouvrement artistique intervient à quelques jours de l’approbation finale du règlement de publicité intercommunal (RLPi) qui mettra un terme à la longue procédure initiée en 2017. L’élaboration de ce règlement a donné lieu à une forte mobilisation citoyenne et associative autour des enjeux de protection de l’environnement, du cadre de vie, de sobriété énergétique et de lutte contre les incitations à la surconsommation.

A travers cette action, les militants enjoignent les élus de la Métropole de Lyon à maintenir les mesures, inédites sur le plan national et ambitieuses en matière de protection, que prévoyait le projet de règlement présenté en juin 2022. Ces mesures concernent notamment l’interdiction des écrans vidéos publicitaires ou encore l’interdiction des bâches de chantier publicitaire de grande taille. Pour Alex Montvernay porte-parole d’Alternatiba-ANV Rhône, « ces mesures répondent à une demande claire de protection de la part de la population face à ces nouvelles formes agressives et aberrantes de publicité. Il s’agit de mesures populaires mais également faciles à mettre en place parmi les mesures nécessaires pour lutter contre le dérèglement climatique. En fait, c’est tellement évident que ça ne devrait plus être un débat en 2023 ! ». Au niveau national, un sondage récent réalisé par BVA pour Greenpeace France a montré que 85% des Français étaient favorables à une réduction du nombre des écrans numériques publicitaires, ce qui est donc contraire à la poursuite de leur déploiement. En 2019, dans une consultation locale réalisée par l’Union des Comités d’Intérêts Locaux Métropolitain et Plein La Vue, 90% des participants déclaraient être très défavorables au déploiement des écrans publicitaires en ville.

Toutefois, les associations insistent pour tempérer leur défense du projet de règlement et appellent les élus à le renforcer par des mesures d’amélioration qui peuvent être prises en compte immédiatement. Les associations attendent ainsi des mesures contre la prolifération des écrans publicitaires dans les vitrines commerciales et des horaires d’extinction des publicités et enseignes beaucoup plus ambitieux. Victoria Vancauwenberghe de Greenpeace insiste sur ce point, « laisser des publicités allumées jusqu’à minuit ne permet pas d’agir efficacement contre les effets néfastes de cet éclairage sur la santé et la biodiversité. Cela reste par ailleurs une aberration en matière d’économie d’énergie alors que tout le monde doit faire des efforts en la matière. Toute collectivité se doit d’être exemplaire sur cette question de sobriété énergétique ».

Les associations veulent également alerter de manière plus générale les citoyens et les élus de la Métropole sur le fait que ce règlement est une bonne première étape mais qu’il ne permet pas encore une réduction drastique de la pression publicitaire quotidienne. En effet, la publicité sera toujours très présente dans l’espace public avec des milliers de panneaux, souvent lumineux, sur le mobilier urbain ou sur des surfaces publicitaires pouvant aller jusqu’à 4m². Cela n’est pas à la hauteur des enjeux écologiques pour les associations. Pour y parvenir, il faudra que le cadre législatif national évolue mais également que la Métropole de Lyon remette en cause son partenariat avec JC Decaux qui continuera de représenter, malgré le futur règlement de publicité, plus de 2000 panneaux sur la Métropole. Sur ce point, Anthony Geoffroy, co-président du collectif Plein La Vue insiste « il faut dès à présent préparer la fin du contrat de mobilier urbain avec JC Decaux fixée à 2032, avec l’objectif de faire fonctionner nos services publics sans plus dépendre de l’industrie nocive et coûteuse de l’affichage publicitaire ». En 2020, la Convention Citoyenne pour le Climat formulait même la proposition d’interdire toute publicité à caractère commercial dans l’espace public.

La Métropole de Lyon sera-t-elle la première à y parvenir ?

Contact presse : Anthony GEOFFROY, 07 81 55 98 17, collectif.pleinlavue@gmail.com

Photographe : Heidi Bellouard


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[Communiqué Presse] “On ne peut plus payer” : Des locataires villeurbannais demandent des actions concrètes du gouvernement

Les habitants brûlent leurs factures et demandent des réponses publiques à la hauteur de la situation de précarité énergétique des familles. crédit photo : Frédéric Lacrabère

Vendredi 31 mars, date qui signe la fin de la trêve hivernale, cinquante locataires se donnent rendez-vous à 13h45 au quartier Jacques Monod à Villeurbanne. Ils sont rejoints par des habitants de Baratin, Frappaz, et République de Villeurbanne et des activistes de d’Alternatiba ANV Rhône et de Dernière Rénovation unis face à la flambée des coûts de l’énergie. Des habitants viennent à tour de rôle prendre la parole et brûler leurs factures de chauffage qu’ils ont vu exploser ces derniers mois. Banderoles et pancartes à la main, ils vont ensuite interpeller Anne Brugnera, députée REN du Rhône, à sa permanence pour demander des mesures plus fortes du gouvernement pour protéger les locataires.

En 2021 déjà, 1 ménage français sur 4 confiait avoir des difficultés à régler les factures de gaz et d’électricité, selon l’ONPE. Aujourd’hui, avec l’augmentation des coûts de l’énergie, la précarité énergétique explose. Le bouclier tarifaire mis en place par le gouvernement ne s’applique pas dans les faits pour les familles habitant les HLM en chauffage collectif. À Baratin par exemple, Boussife Sifi, éboueur, et Martine Altobelli, retraitée, ont vu du jour au lendemain leurs charges de chauffage augmenter de près de 50%, comme tous les habitants du quartier.

“J’ai été choquée par l’augmentation de janvier 2023. 50% sur les charges de chauffage. 169€ sur l’année. Je touche une petite retraite, j’ai travaillé 43 ans et aujourd’hui, je dois compter les centimes”. Martine, membre du syndicat de locataires.

BoussifeBintaMartine
Montant des charges de chauffage
en 2022
703,80€602,16€359,76€
Montant des charges de chauffage
en 2023
1035,34€885,24€528,84€
Montant d’augmentation
sur un an
331,44€283,08€169,08€
Pourcentage d’augmentation47%47%47%
Tableau des coûts des charges 2023 à Baratin comparé à celle de 2022

Les habitants mobilisés demandent au gouvernement de mettre en place une application stricte du bouclier tarifaire pour tous les bailleurs sociaux en France. “Actuellement les bailleurs récupèrent l’argent et ils augmentent quand-même les charges, on reçoit des augmentations de 50% ! Tout ça pour avoir des coupures de chauffage toutes les semaines, on a jamais payé autant et on n’a jamais eu aussi froid chez nous !” Marie, membre du syndicat de locataires.

Cette action s’inscrit dans une mobilisation nationale des locataires. Depuis plusieurs semaines déjà, les habitants du privé et des HLM ont décidé de s’unir dans toute la France pour obtenir des mesures concrètes face à la précarisation énergétique. Les Villeurbannais ont lancé, avec des locataires de Marseille, Grenoble, Seine-Saint-Denis ou encore Strasbourg, un appel national des locataires contre la hausse des charges. Plusieurs actions ont déjà eu lieu depuis le début du mois de mars, notamment à Marseille et Saint-Denis.


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[Communiqué Presse] Action de dépiétonisation de la Presqu’Île !

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Pour Alternatiba ANV Rhône, les élu.es doivent voter un projet ambitieux pour la Presqu’Île et sortir enfin du tout-voiture !

Ce 22 mars 2023, des activistes d’Alternatiba ANV Rhône ont investi larue Victor Hugo pour simuler des travaux routiers. Ils entendent dénoncer des discours dépassés sur la place de la voiture en ville, à quelques jours d’un vote décisif pour l’avenir de la Presqu’Île. A travers leur mobilisation, les militant.es rappellent les impacts sanitaires de la logique du tout-automobile et mettent en avant les bénéfices à tirer d’un projet ambitieux de piétonisation du centre-ville.

Photo : Marika Staub

Alors qu’un vote doit se tenir lors du Conseil Métropolitain du 27 mars prochain pour déterminer l’avenir de la Presqu’île, Alternatiba ANV Rhône appelle les élu.es à se positionner pour un projet véritablement ambitieux sur la Presqu’Île. Pour l’association, il est urgent de se saisir véritablement du projet : “En Presqu’Île, 40% de l’espace affecté aux déplacements est réservé à la voiture, alors que celle-ci ne représente que 15% des déplacements, rappelle Charles de Lacombe, porte-parole du collectif. Cela pose un réel problème d’accessibilité au centre-ville et souligne le besoin de rééquilibrer le partage de l’espace public en faveur des mobilités douces.”

Surtout, une politique réellement ambitieuse de réduction de la place de la voiture (au profit des transports collectifs, marche et vélo) pourrait avoir de nombreux bénéfices pour la qualité de vie des habitants.Pour Charles de Lacombe, un projet ambitieux de piétonisation permettrait de réduire largement la pollution atmosphérique1 et sonore dans la Presqu’île, mais aussi de végétaliser un environnement encore trop minéral et inadapté au réchauffement climatique2.”. Alternatiba ANV Rhône estime ainsi que le projet en l’état est encore trop timide. Selon l’association, il faut a minima créer une Zone à Trafic Limité sur l’ensemble de la Presqu’Île, de la Confluence à la Croix-Rousse, et une armature piétonne continue et cohérente du Nord au Sud.

Via la mise en scène d’un simulacre de travaux, l’association entend démontrer l’absurdité de certains discours hostiles à la piétonisation : “les projets de réduction de la place de la voiture se heurtent toujours à une certaine opposition, commente Charles de Lacombe. Pourtant, une fois aboutis, personne ne souhaite revenir dessus ! Beaucoup de commerçants croient encore au dogme du no parking no business, mais on voit en réalité que la piétonisation leur profite largement.3Et de conclure : “Quand on pense au Lyon des années 60, on se dit qu’on a déjà fait un peu de chemin. D’autres villes sont allées beaucoup plus loin, c’est bien la preuve que c’est possible. C’est le sens de l’histoire !

1 Selon Atmo, la piétonisation de la Presqu’Île permettrait de réduire la pollution autour des axes routiers les plus fréquentés jusqu’à 20 µg/m3 pour le NO2

2 L’OMS recommande une moyenne de 10m² d’espaces verts de proximité par habitant

3 Voir notamment les études de Clean Cities, du Cerema (Mobilité et Commerce) ou de l’Ademe

📸 Marika Staub


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[CP] Pollution de l’air à l’école Michel Servet : Audience au tribunal administratif de Lyon vendredi 3 février

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Nous publions ici le communiqué de presse du recours en justice porté par le collectif des parents d’élèves de Michel Servet, Greenpeace Lyon et le collectif La rue est à nous dont Alternatiba Rhône est membre.

En octobre 2020, un collectif de parents d’élèves de l’école Michel Servet et l’association Greenpeace France ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Lyon contre l’inaction de la ville, de la métropole et de l’État concernant la pollution de l’air à laquelle sont exposés les élèves de cette école, située à côté du tunnel de la Croix Rousse.

Après plus de 2 années d’instruction, une audience aura lieu vendredi 3 février.

Dix-huit enfants scolarisés dans cette école, leurs parents, et l’association Greenpeace France, assistés par Maître François Lafforgue, feront valoir leur droit à une indemnisation du fait de l’exposition des enfants à la pollution de l’air et des contraintes qui leur sont imposées à cause du trafic routier. 

  • vendredi 3 février, à 9h30 
  • tribunal administratif de Lyon (salle n°6), 184 Rue Duguesclin, 69003 Lyon

Avec les associations locales engagées au sein du collectif La Rue est à Nous Lyon, un rassemblement sera organisé devant le tribunal administratif à 9 heures, pour rappeler l’importance accordée à cette affaire et à ces enjeux par les représentants locaux de la société civile. 

“Pendant des années, la préservation du trafic routier a ainsi primé sur le bien-être des enfants, les autorités ayant par exemple décidé de fermer la cour de l’école la plus proche du tunnel de la Croix rousse, plutôt que d’agir sur la cause du problème”, rappelle Renaud Pierre, représentant des parents d’élèves de l’école Michel Servet. 

Cette procédure s’inscrit dans un contexte judiciaire où l’Etat accumule les condamnations par la justice aux niveaux français et européens. Les collectivités territoriales ont elles aussi un rôle important à jouer dans la lutte contre la pollution de l’air et en particulier pour protéger les publics les plus sensibles, dont les enfants font partie, et pour sortir nos agglomérations de la dépendance aux carburants fossiles et de la logique du tout-voiture. 

Les parents d’élèves demandent aujourd’hui une réparation de leur préjudice moral, du fait de l’angoisse générée par la dégradation de la qualité de l’air respirée par leurs enfants. Ils sollicitent aussi la reconnaissance par la justice du préjudice dans les conditions d’existence des enfants (du fait de la pollution occasionnée par l’insuffisance des mesures prises par les autorités et aussi du fait des désagréments causés par ces mesures) et son indemnisation . Cela constituerait une première jurisprudence dans ce domaine. 

Les requérants demandent également au tribunal de prononcer contre les autorités publiques une injonction de mesures utiles pour réduire le trafic routier aux abords de l’école et limiter la pollution à laquelle elle est exposée. Ils produisent à l’appui de leurs demandes une étude sur la possible réaffectation du tunnel de la Croix Rousse. L’étude démontre que des mesures pérennes de restriction de l’accès au tunnel pourraient être bénéfiques et envisageables, sous réserve évidemment de mesures d’accompagnement ; cela suppose notamment d’améliorer et de renforcer l’offre de transports en commun. Face à l’exposition d’une population vulnérable à cette pollution de l’air, des mesures ponctuelles pourraient également être prises telles l’interdiction de la circulation dans le tunnel aux véhicules particuliers en cas de pic de pollution. 

Face aux manquements des autorités publiques, Greenpeace France a installé des capteurs à l’intérieur de l’école pendant plusieurs semaines en 2022. Ces derniers ont montré que la norme OMS en termes de concentrations moyennes journalières en NO2 (dioxydes d’azote) y est dépassée. À l’extérieur de l’école, la station de mesure officielle, qui jouxte la cour condamnée de l’école, témoigne de dépassements de la norme OMS journalière, mais aussi de la norme européenne annuelle.

Contacts presse :

Renaud Pierre, représentant des parents d’élève de l’école Michel Servet : 06 69 01 04 12

Adrian Saint-Pol représentant du groupe local de Greenpeace Lyon : 06 05 42 67 50

Clément Drognat Landré représentant du collectif La Rue est à Nous Lyon : 07 86 33 37 16

Cécile Cailliez, Greenpeace France (au siège) : 06 13 07 04 29

📷 : Bastien Doudaine


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Charles, devant la cour d’appel, le 8 juin 2022.

Relaxe en appel pour Charles, « Décrocheur » de portrait !

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Charles de Lacombe, militant pour le climat et la justice sociale, décrocheur de portrait présidentiel, a été relaxé ce mercredi 6 juillet 2022 par la cour d’appel de Lyon.  C’est la troisième relaxe en appel pour un décrocheur de portrait d’Emmanuel Macron, après celle de Gaspard Fontaine à Amiens en janvier et celle des 8 décrocheurs de Gironde en avril.
Le nouveau gouvernement nommé ce lundi ne laisse pas de place au doute : ce quinquennat sera la continuité du premier, un sabotage climatique et social. Le signal envoyé par la cour d’appel de Lyon est donc fort et confirme une nouvelle fois la légitimité des critiques sur la politique d’Emmanuel Macron faites par les activistes non violents du mouvement ANV-COP21.

Le procès

Le 8 juin dernier, Charles de Lacombe avait comparu devant la cour d’appel de Lyon pour avoir décroché et « détourné de sa fonction principale » le portrait du président, il y a près de trois ans, à la mairie de Villeurbanne. Il était défendu par Louise Beriot, du cabinet Pisan Avocats. Le procureur avait requis la confirmation de la peine prononcée en première instance, soit une amende avec sursis de 500€.

« Trois ans après les faits, la cour d’appel de Lyon a tranché : en décrochant le portrait d’Emmanuel Macron du mur d’une mairie, je ne l’ai pas détourné de sa fonction. Dénoncer le sabotage et les mensonges face à l’urgence sociale et climatique est légitime ! »

Charles de Lacombe, à l’annonce de sa relaxe

Son procès s’inscrit au cœur d’une longue série : sur tout le territoire, 56 procès ont eu ou vont avoir lieu. Fait notable, ces procès ont conduit à plusieurs décisions de relaxe, par exemple à Lyon en première instance en septembre 2019 et plus récemment à Toulouse, en avril 2022 après que la cour de cassation ait cassé la condamnation du tribunal de Bordeaux, reconnaissant que le décrochage du portrait d’Emmanuel Macron pour dénoncer son inaction est suffisamment légitime.

La campagne « Décrochons Macron » du mouvement ANV-COP21 vise à dénoncer le sabotage climatique et social d’Emmanuel Macron et de son gouvernement. L’objectif de cette campagne : réquisitionner partout les portraits du président présents dans les mairies pour laisser symboliquement des murs aussi vides que sa politique climatique et sociale.

Erreur sur la personne appelée à la barre : le procès des députés sortants

Des militants et citoyens s’étaient rassemblés le mercredi 8 juin à 12h30 devant la cour d’appel de Lyon pour soutenir Charles, militant climat de 28 ans, avant son entrée dans le tribunal. Plusieurs soutiens et personnalités ont été invités à prendre la parole, introduits par Tatiana Guille, 21 ans et porte-parole Alternatiba ANV Rhône. Parmi eux, Charlotte Brasse de Notre Affaire à Tous Lyon et William Aucant, l’un des 150 de la Convention Citoyenne pour le Climat.

En cette période électorale, juste avant le premier tour des législatives, le collectif Alternatiba ANV Rhône avait décidé de détourner ce procès et de dresser le bilan des 14 députés sortants du Rhône afin de pointer les coupables du sabotage climatique et social de ces cinq dernières années.

Dans une mise en scène, les citoyens ont été appelés à faire le procès de ces députés en rappelant quelles lois ils ont votées : ratification du CETA, recul sur l’interdiction du glyphosate et des néonicotinoïdes, approbation de lois liberticides comme la loi sécurité globale ou antiterrorisme, diminution des APL, saccage du travail de la Convention Citoyenne pour le Climat, soutien assumé à Amazon… La liste est longue tant le précédent quinquennat a été climaticide et antisocial !

Le message : nous sommes là, nous vous observons et nous ne vous lâcherons pas ! Vous êtes responsables des lois climaticides et antisociales qui sont votées à l’Assemblée.

Un nouveau gouvernement mais une ligne politique inchangée : stop au sabotage climatique et social !

Cette nouvelle relaxe légitime les actions menées par les militants climat pour dénoncer le sabotage climatique et social des responsables politiques. Au lendemain de la nomination d’un gouvernement, avec notamment un ministre de l’écologie incompétent et ayant voté pour les néonicotinoïdes, le collectif Alternatiba ANV Rhône appelle à poursuivre la mobilisation face à nos décideurs qui restent sourds à l’urgence climatique et sociale.

Nous ne pouvons pas perdre cinq années de plus, la mobilisation citoyenne doit être une vraie force d’opposition et forcer le gouvernement à se mettre en action pour plus de justice sociale et climatique.

Contact presse :  Adrien Montagut 06 74 10 27 67


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ANV – Bientôt démantelés ! Les élu-e-s du Grand Lyon doivent voter l’abandon des panneaux publicitaires

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Crédit : Lucas mel; Black & White production

Ce jeudi 23 juin 2022, une vingtaine de militant·e·s des organisations Alternativa ANV Rhône, du collectif Plein La Vue et de Resistance à l’Agression Publicitaire Lyon ont simulé le démantèlement de plusieurs écrans vidéos publicitaires géants présents sur la Métropole de Lyon. Cette action avait pour but d’interpeller les conseiller·e·s métropolitain·e·s du Grand Lyon à quelques jours d’un vote stratégique sur le devenir du projet de Règlement Local de Publicité intercommunal. Les militant·e·s rappellent à travers leur mobilisation l’importance pour l’environnement de ce futur règlement de publicité ainsi que la responsabilité des élu·e·s locaux·ales face à l’enjeu des abus publicitaires.

Bientôt démantelés : L’extinction et le recouvrement de quatre écrans vidéos publicitaires géants ce jeudi matin sur les communes d’Ecully, Limonest, Dardilly et Rillieux-La-Pape donnent un avant-gout de l’amélioration, pour le quotidien des grand·e·s lyonnais·e·s et l’environnement, que pourrait apporter le futur Règlement Local de Publicité intercommunal s’il parvient à interdire ce type de dispositif.

Tatiana Guille, membre d’Alternatiba ANV Rhône rappelle que « l’industrie publicitaire agit à rebours complet des besoins vitaux de sobriété et d’évolution de nos pratiques de consommation. Cette industrie avance chaque jour plus loin dans son entreprise de matraquage de la population avec des dispositifs tels que les écrans vidéos publicitaires. Ces écrans lui permettent de diffuser toujours plus d’appels à la surconsommation et cela avec des techniques de plus en plus invasives et agressives via des dispositifs toujours plus polluants. La normalisation de ces écrans publicitaires est une ligne rouge majeure à ne pas franchir. Le démantèlement de ceux existants est une nécessité ».

A ce sujet, le Conseil de la Métropole se réunit lundi 27 juin 2022 afin de voter l’arrêt du projet de Règlement Local de Publicité intercommunal. Ce document dont l’élaboration a débuté en 2017 avait déjà été soumis à une première validation du conseil métropolitain en décembre 2021. Il prévoit notamment d’interdire les supports comme les écrans vidéo publicitaires ou encore les bâches géantes publicitaires sur façades. Ce projet de règlement doit maintenant être voté à la majorité qualifiée des deux tiers du conseil de la Métropole pour aller plus loin et devenir, s’il est validé par les élu·e·s, opposable aux afficheurs dans quelques mois.

Pour Louis Coulombel, membre de Résistance à l’Agression Publicitaire « cette situation inédite appelle les élus de la majorité et de l’opposition à sortir des logiques partisanes car leur décision aura des conséquences concrètes sur les habitants et le territoire. Il est urgent que nos représentants se positionnent sur ce sujet en ayant en tête les problématiques environnementales graves qu’implique la publicité omniprésente dans nos vies. Ils doivent également se préoccuper en priorité des demandes et besoins de protection que la population exprime depuis plusieurs années. Trop longtemps, le sujet de la publicité dans l’espace public a été traité directement entre les décideurs et les seuls professionnels de l’affichage qui bénéficient d’une puissance de lobbying très importante ».

Anthony Geoffroy, du collectif Plein La Vue précise le message que les militant·e·s engagé·e·s ce jour souhaitent passer aux élu·e·s de la Métropole : « Nous appelons tous les conseillers à soutenir le projet de règlement de publicité proposé par l’exécutif métropolitain. Nous encourageons les groupes comme ceux de M. Kimelfeld qui ont montré de réelles préoccupations, à prendre parti franchement pour les mesures de protection prévues par ce projet et donc de l’approuver comme l’a annoncé récemment le groupe Synergies de M. Grivel. Au contraire, nous dénonçons d’ores et déjà les postures irresponsables d’élus davantage préoccupés par les intérêts particuliers de quelques entreprises que par le devenir des habitants du Grand Lyon. M. Philippe Cochet en fait l’effrayante démonstration depuis plusieurs mois en se transformant en porte-voix du lobby publicitaire à la moindre occasion ».

Les militant·e·s engagé·e·s ce jour seront très attentifs·ves à la tenue des débats et aux votes qui seront exprimés sur le Règlement Local de Publicité intercommunal lors du Conseil de la Métropole de Lyon du 27 juin prochain. Ils et elles soutiennent cette première version du Règlement Local de Publicité, bien qu’il reste nécessaire d’aller plus loin sur certains points tels que la lutte contre l’invasion publicitaire des vitrines commerciales.


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Procès de Charles du 8 juin : Erreur sur la personne appelée à la barre

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Faisons ensemble le procès du sabotage climatique et social des 14 députés du Rhône !

Le 8 juin Charles de Lacombe sera jugé en appel pour avoir dénoncé le sabotage climatique et social d’Emmanuel Macron et du gouvernement en décrochant un portrait présidentiel. En cette période électorale, Alternatiba ANV Rhône appelle plutôt à la barre les 14 députés sortants du Rhône. D’ici au 8 juin, nous publierons deux “portraits” de députés sortants par jour. Leurs positionnements à l’assemblée sur les enjeux sociaux et environnementaux seront ainsi portés à l’attention du public [1]. Aujourd’hui, ce sont Thomas Rudigoz (Renaissance) et Hubert Julien-Laferrière (NUPES) qui sont appelés à la barre !

Crédit : Basile Mesre Barjon

Le 24 Mai 2019, Lyon, Charles de Lacombe, militant du collectif Alternatiba ANV Rhône, participait à une action de désobéissance civile dans le cadre de la campagne #DécrochonsMacron. Partout dans l’hexagone plus de 151 portraits présidentiels ont été décrochés dans les mairies. L’objectif : dénoncer le sabotage climatique et social d’Emmanuel Macron et du gouvernement.

Le 1er mars 2021, le tribunal judiciaire de Lyon condamnait Charles à 500€ d’amende avec sursis pour détournement de bien public. À contresens de l’histoire, le juge n’a pas reconnu la légitimité de cette action, le mouvement climat de Lyon a donc choisi de faire appel

Charles sera ainsi à nouveau jugé en appel le 8 juin pour avoir « détourné de sa fonction principale le portrait du président ».

Un nouveau quinquennat sous le signe du sabotage climatique et social ?

Emmanuel Macron, réélu par défaut en barrage au fascisme, porte de nouveau un programme foncièrement climaticide et antisocial. Notre mouvement ne peut pas se résigner à voir la “planification écologique” mise en œuvre par trois ministres libérales complètement déconnectées de l’urgence climatique et de la société civile. D’Amélie de Montchalin, qui ne regrette pas son vote pro-glyphosate à Agnès Pannier-Runacher qui, pour illustrer “l’écologie des solutions”, invite à limiter l’envoi de mail avec pièce jointe, le niveau d’incompétence affiché par ce nouveau gouvernement est stratosphérique. Sur les questions sociales, la liste serait trop longue – la position affirmée d’Élisabeth Borne sur le conditionnement du RSA à des travaux d’intérêt général en dit déjà suffisamment.

Les 14 députés du Rhône sont appelés à la barre !

Il est donc crucial de choisir avec soin les députés qui seront élus lors des législatives, ce seront eux qui voteront les lois portées à l’assemblée par le gouvernement.

 Notre collectif, durant ces cinq dernières années, a porté de nombreuses luttes sociales et climatiques. 
 Ainsi, d’ici au 8 juin, nous publierons les portraits de députés sortants, deux chaque jour, expliquant leurs engagements, leur déni et leur culpabilité sur ces deux axes cruciaux.

De la ratification du CETA à la reculade sur l’interdiction du glyphosate ou des néonicotinoïdes, en passant par l’approbation des lois liberticides comme la loi sécurité globale, la diminution des APL, sans oublier le saccage du travail de la Convention citoyenne pour le climat, nous avons fort à dire !

Nous commençons ce portfolio aujourd’hui avec Thomas Rudigoz (Renaissance) et Hubert Julien-Laferrière (NUPES), députés sortants de la première et de la seconde circonscription du Rhône.
Les deux premiers portraits sont à retrouver sur notre site web en suivant ce lien.

Rendez-vous le 8 juin à 12h devant la cour d’appel !

Dès 12h devant la cour d’appel de Lyon, une manifestation de soutien à Charles aura lieu avec notamment une prise de parole de William Aucant, l’un des 150 citoyens tirés au sort pour participer à la Convention Citoyenne pour le Climat.

A partir de 13h20, nous dresserons le bilan des 14 députés sortants du Rhône ! Nous remettrons à ce moment là l’ensemble des portraits publiés jusqu’au jour du procès.

Contact presse : 
relations-presse@alternatibarhone.fr
Sarah Jardin : 06 15 14 95 60
Adrien Montagut : 06 74 10 27 67


[1] : Il est important de savoir que la très grande majorité des scrutins à l’assemblée sont réalisés à main levée sans aucune possibilité pour la société civile de connaître la position de leurs députés. Ce manque de transparence est lamentable et permet aux députés de ne pas être inquiétés même pour des prises de positions qui peuvent aller à l’encontre du bon sens. L’ensemble des portraits présentés dans le cadre de ce portfolio ne représente donc qu’une très faible facette du sabotage social et climatique qu’a pu effectuer le gouvernement et sa majorité pendant 5 ans.


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09/04 Marche pour le Futur

9/04 Marche pour le Futur : Justice sociale, climatique et renouveau démocratique

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Communiqué des associations organisatrices locales – Lyon, le 31 mars 2022

À la veille de l’élection présidentielle, nous, associations, collectifs, syndicats et citoyenn·e·s issues des mouvements sociaux, féministes, antifascistes et écologistes, appelons à un rassemblement massif, festif et apartisan pour préparer le monde d’après, le 9 Avril à 14h Place Jean Macé – Lyon .

Ce mois d’avril marquera la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron et le lancement de l’élection présidentielle, suivie de près par les législatives. Le bilan de ce mandat est celui d’un exécutif incarnant un néolibéralisme effréné à l’écart de nos réalités, jugé coupable d’inaction climatique, responsable de régressions sociales, d’une explosion des inégalités, de discriminations et formes de répression d’État, ainsi que d’une montée en force des idées réactionnaires et d’extrême droite. 

Nous, associations, syndicats, et citoyen·ne·s, de sensibilités diverses mais unanimes quant au rejet d’un tel avenir, appelons à l’union pour bâtir dès demain une société plus équitable, respectueuse de l’ensemble des citoyen·ne·s, de l’environnement et des animaux, afin que chacun·e puisse vivre décemment et sans hypothéquer l’avenir des générations futures.

Nous luttons pour un changement radical de nos modes de production et de consommation, ainsi que pour une transition écologique et solidaire qui ne peut se faire sans prendre en considération la situation de toutes les personnes précarisées et des premier·e·s impacté·e·s par le dérèglement climatique.

Nous rejetons toutes les inégalités, discriminations et rapports de domination qui continuent de diviser notre société. La souveraineté du peuple, fondement de la démocratie, doit retrouver sa force et sa légitimité à travers une réforme en profondeur de nos institutions.

Par les urnes, dans la rue ou en soutenant les personnes en résistance œuvrant pour ce projet de société que nous portons et partageons, nous maintiendrons la pression et continuerons à faire entendre nos voix, quel·le que soit le ou la prochain·e locataire de l’Élysée.

RDV le 9 avril à Lyon, à 14h Place Jean Macé pour le Climat, la Justice Sociale et un renouveau Démocratique.

À la veille du lancement de la séquence électorale, nous appuyons le caractère apartisan de cette mobilisation, nous nous désolidarisons de toute forme de récupération politique et demandons aux représentant·e·s et militant·e·s de partis politiques de ne pas arborer leurs couleurs, quelle qu’en soit la représentation (logos, drapeaux, t-shirts, banderoles ou autres)

Liste des premières organisations signataires locales : Alternatiba ANV Rhône, Attac Rhône, Assemblée des Gilets Jaunes – Lyon et Environs, Extinction Rebellion Lyon, Greenpeace – Groupe Local de Lyon, L214 Lyon, Lyon Insurrection, Notre Affaire à Tous – Lyon, Nous Toutes Rhône,  Oxfam – Groupe Local de Lyon,  Collectif Plus Jamais Ça ! Rhône,  Youth For Climate Lyon, Zéro Déchet Lyon

Contact presse : Sophie Marotel – 06 13 59 40 24
marche9avril.lyon@ecomail.eco

09/04 Marche pour le Futur
Invitation conférence de presse le 5 avril 2022 à 11h, à l’AlternatiBar